Kâshî Ville de Lumière – Le synopsis

 

  

 

 

 

 

         

    

 

 

 

 

 

 

 

Kâshî, la ville la plus sacrée en Inde, un haut lieu de pèlerinage

 

Kâshî  est  le nom antique de la ville. Kâshî est un mot sanskrit qui signifie « Lumière », Lumière de la Réalisation spirituelle.

Vârânasî, un nom également très ancien, signifie « la ville entre deux rivières », ce sont la Vârunâ et l’Asî qui bordent la ville.

Bénarès, plus facile à prononcer que Vârânasî, c’est ainsi que l’appelaient les anglais.

Kâshî, Vârânasî, Bénarès, est réputée comme un grand centre de savoir et de musique, un grand centre spirituel, intellectuel, artistique, même si aujourd’hui la ville a perdu sa magnificence.

 

Une immersion totale

 

  •  dans le fleuve sacré, Gange, de son nom divin Gangâ,
    •  dans la spiritualité hindoue qui enveloppe les êtres et les lieux,
      • dans les enseignements des textes sacrés, les Védas, et en particulier les Upanishads,
        • dans la musique, les chants dévotionnels, les psalmodies des mantras. En Inde, tout particulièrement,  la musique est le support du divin. Déesses et dieux parlent par la voix du chanteur et se laissent entrevoir dans les mouvements des danseurs.

 

                                                                 La grande  pûjâ du soir, ou « Âarti », est un enchantement.

 

Il faut être sur les rives du Gange, quand le soleil décline ses rayons, à l’heure où les prêtres célèbrent les noces prodigieuses de l’Eau et du Feu. Depuis la nuit des temps, la grande prière du soir,  ou « Âarti », enchante les dieux, et le feu sacrificiel emporte les offrandes.

 

Lumière de la Réalisation spirituelle

 

La Réalisation spirituelle c’est retrouver la conscience de sa véritable nature, la conscience de son unicité avec le Dieu, le but étant de stopper le cycle des renaissances, le samsâra. La lumière de la Réalisation spirituelle qui conduit à la Délivrance, Moksha, et au Nîrvâna, Muktih, c’est le but recherché par chaque Hindou, et que seule la grâce du Dieu octroie. Pour obtenir cette grâce les voies sont multiples :

  • les bains de purification,
    • les cérémonies de dévotion ou pûjâ, offrandes de fleurs, de nourritures, d’eau, d’encens, du feu, les psalmodies des mantras, les chants de dévotion ou bhajans,
      • les pèlerinages ou yâtrâs,
        • l’écoute, la lecture, l’étude des textes sacrés,
          • la méditation,
            • le yoga,
              • les ascèses, les mortifications.

« Kâshyâm maranam Muktih »
Mourir à Kâshî conduit au Nîrvâna, « Muktih ».

 

Un pèlerinage à Kâshî ou Vârânasî équivaut à tous les pèlerinages. Après le bain de purification dans le Gange, on honore les dieux présents, on dépose les offrandes à leurs pieds, fleurs, fruits, céréales, offrande de l’eau du Gange, psalmodies des mantras, répétition des noms du Dieu ou « japa ».
Pèlerinage ultime, à l’heure de quitter son enveloppe charnelle, on vient attendre le moment, à Vârânasî. L’attente peut être très longue ou l’heure ne pas arriver.

Chaque Hindou souhaite mourir à Kâshî car c’est l’assurance de connaître la Délivrance, Moksha, et d’atteindre le Nîrvâna, « Muktih » ; c’est l’assurance d’échapper au cycle des renaissances, samsâra.

Le Nîrvâna, « Muktih », c’est la fusion de l’atman, la petite âme individuelle, dans le Brahman, le Suprême, la Grande Âme Universelle. Après la mort, l’âme est véhiculée par le feu de la crémation vers le Brahman pour fusionner. Stopper la roue de la transmigration de l’âme, le samsâra, c’est le but recherché par chaque Hindou.

 

Beauté religieuse et mystique, splendeur intemporelle,
Kâshî resplendit, même si sa beauté esthétique a disparue.

 

Un film de 120 mn