Le chemin et la lumière, chants Bâuls – Le synopsis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

            Le chemin et la Lumière, Chants Bâuls                                     
                                                 
                                                  Un film de Kristin  (83 mn)

 

 

                                          En 2005, les chants bâuls ont été proclamés :

                             Chef d’œuvre du Patrimoine oral et immatériel de l’humanité.

                                                           
                                                                Fous de l’Absolu

                                                                  Fous d’Amour

                                                                  Fous d’Extase

                                                           Chercheurs de Vérité

                                                             Colporteurs de Joie

 

Les Bâuls sont une communauté de mystiques errants dont la spiritualité s’exprime de la manière la plus envoûtante, par le chant, la musique et la danse.


Le mot « Bâul » dérive du mot sanskrit « vâtula », qui signifie littéralement « venteux », puis, prend le sens de « fou », parce qu’il s’agit du vent organique, dont l’excitation peut parfois provoquer des dérèglements d’esprit, de parole, et / ou d’action. Si folie il y a chez les Bâuls, elle est surtout celle du langage de leurs chants, pour le moins, énigmatiques, ésotériques.  


 Il ne suffit pas de chanter la mélodie, ce chant est un Savoir », disent les Saints Hommes.


Sous la spontanéité et la simplicité des mots, le mystère des symboles et des évocations ; chants d’amour, d’initiation, de dévotion, de quête, les chants bâuls questionnent, sermonnent, prêchent, querellent, se réjouissent, se désespèrent, aiment, pleurent, espèrent toujours, car « l’espoir c’est la vie dans la nature ».

 

Au nord-est de l’Inde, le Bengale, terre de spiritualité, est le berceau des Bâuls. Cette communauté apparaît au XVème siècle, mais leurs chants plongent leurs racines jusque dans  le profond VIIème siècle, et les chants Caryâ.

Leur quête les conduit de train en train, de village en village, de maison en maison, de fête en fête, chantant leurs peines, leurs joies, leur questionnement mystique, le message de l’amour, c’est le « mâdhukari ». Le regard ému ou épris de la contemplation d’un ailleurs, les lèvres illuminées d’un sourire intérieur, ils vont, butinant le miel de la dévotion et de l’amour.


« La vie est le lieu saint, la Loi et le chemin, telle est la foi des Bâuls. »

 

Les Bâuls fondent leur existence sur la spiritualité. Ni temples, ni sanctuaires, ils ne sont assujettis à aucun dogme, et les religions n’ont pas prise sur leur quotidien.
Ils sont d’origine hindouiste, ou bouddhiste, ou soufie (ils s’appellent alors Fakirs), tous chercheurs de l’Absolu, tous adeptes de l’Inné.

Leur quête ?  L’Inné, Shahaj, Moner-manush, l’Homme-du-cœur, l’Homme-de-l’esprit, tel est le fondement de la mysticité bâule. Ils errent, à la recherche du «  Joyau », cet Homme-du-cœur, si profondément caché.
Les Bâuls croient en l’homme, dont le corps est le temple, le cœur l’autel, où réside le Divin, l’Inné.


« Tu ne peux devenir que ce que tu es déjà. Il n’y a pas d’autre chemin que toi-même. Tu es l’abeille. Quand rien ne t’en empêche, tu voles directement vers le lotus ouvert de ton cœur. »


En ce IIIème millénaire, la tradition bâule se trouve en très grand danger de dissolution  dans le maëllstrom global. Que faire ? Pour qu’une telle beauté, une telle richesse d’humanité, vitales, ne soient à jamais perdues ?

L’âme Bâule est la merveille des merveilles, une Lumière à re-connaître dans un monde de ténèbres.