L’Hindouisme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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L’Hindouisme, une religion, une philosophie

 

« Quand on parle de la religion, elle est liée à notre foi et notre croyance. Mais  quand on parle de philosophie et de méditation, ces sujets sont liés à la pensée profonde et collective. C’est pourquoi, quand on évoque la pratique de la religion hindoue, elle est liée tout particulièrement aux Hindous, mais dès que l’on parle de la philosophie  et de la science  hindoues, le cadre n’est plus limité aux pratiquants de cette foi, mais s’étend à toute l’humanité. » 
                                                                                                                                                                         Sa Sainteté le Dalaï Lama 
                                                                                                                     
L’Hindouisme est traversé par de nombreux courants et revêt plusieurs formes. Mais le fondement, est la croyance en un Absolu, éternel, infini, immuable, impersonnel, transcendant. On l’appelle Brahman, ou Grande Âme Universelle, ou Grand Dieu Universel.

 

 

Les Védas, les livres de la Connaissance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les Védas sont les textes fondateurs de l’Hindouisme. Ce  sont sans doute les plus anciens textes de l’histoire de la pensée (18ème siècle av. J. C  environ). Mais la tradition les considère issus de la nuit des temps.
Les Védas sont des révélations divines, reçues par ces antiques prophètes, ces grands sages, les rishis. Leur transmission était orale, et leur transcription en *sanskrit remonte à un passé relativement récent.

* le sanskrit est une langue sacrée, la langue des Aryens, aujourd’hui l’une des 15 langues officielles de l’Inde. Elle est utilisée comme langue de culte et d’enseignement.        

Le mythe raconte que les Védas furent révélés au grand sage Vyasa. Mais le flux des mots était si dense et à un rythme parfois tellement soutenu, que seul le dieu à tête d’éléphant, Ganesha, pouvait le transcrire, vite, sans s’interrompre et sans pause. Il se proposa comme scribe. D’une seule traite, sans faiblir, le sage Vyasa dicta au dieu Ganesha les quatre Védas, ainsi que la grande épopée du Mahâbhârata qui lui étaient révélés.

 La grande épopée sanskrite, le Râmâyana, fut révélée au poète Valmiki.

 

  • Quatre livres composent les Védas

     

    –  le Rig-Véda, livre des versets,

    –  le Sama-Véda, livre des chants,

    –  le Yajur-Véda, livre des formules rituelles,

    –  l’Atharva-Véda, livre des prières magiques récitées pour apporter la réussite, contre la maladie, pour la prospérité, pour une longue vie, pour un but amoureux…

Les Upanishads concluent chacun des quatre livres. Les Upanishads sont des traités philosophiques dans lesquels le questionnement mystique se substitue à l’approche sacrificielle. Au lieu d’invoquer les dieux extérieurs, les Upanishads cherchent le dieu intérieur,  et mettent l’accent sur la quête de la force sacrée, le Brahman, ou Absolu, ou Grande Âme Universelle, ou Soi, qui œuvre en toute chose.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour les Hindous, les Védas sont sacrés parce qu’ils  contiennent les syllabes révélées,  les mantras. Et l’on comprend l’importance de l’oralité de ces textes quand on sait que pour un mantra seul compte le son des mots bien au-delà du sens. La psalmodie des mantras est essentielle dans le rituel hindou.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

S’arrosant d’eau sur tout le corps,
on doit exécuter le « bain de mantras »,
en prononçant un mantra à chaque giclée.
                                               Shiva-Purâna

 

  • Les mantras

Un mantra est une pensée contenue dans une syllabe ou un groupe de syllabes, mais une pensée possédant une haute signification spirituelle. Les mantras sont souvent des formules très complexes. Mais on peut psalmodier un mantra sans en connaître le sens, car seule compte la sonorité des mots. Pour les Hindous le son des mots est sacré, car il contient le pouvoir divin. En psalmodiant les mantras, les dévots absorbent le pouvoir divin contenu dans le son des mots.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Om, ou pranava, mantra sacré par excellence

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Om,
l’impérissable son
est la graine
de toute création.
Passé, présent, futur,
tout cela n’est rien
sinon le déploiement de Om.
                  Mandukya Upanishad

 

Om est le son originel, le son primordial.
Om contient le pouvoir divin duquel naquirent les êtres et les dieux, l’Univers dans sa globalité. Ce pouvoir divin on l’appelle Absolu, ou Brahman, ou Grande Âme Universelle, ou Grand Dieu Universel. Mantra  sacré par excellence de l’Hindouisme, Om est pour les Hindous le plus grand et le plus pur des noms divins. Ce mantra est utilisé comme une invocation et ponctue avant, pendant et après, les psalmodies.

 

  • Le pictogramme

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le « trois » est le corps, la flèche est l’âme, le point est l’Absolu, le croissant est la résonnance de l’Absolu.
Médite, tends l’arc de ton corps, et avec la flèche de ton âme, vole vers le point bindu, où réside l’Absolu.

 

LECTURE SUR LE GHAT 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ne te laisse pas
disperser par les sens,
et vise bien,
décoche l’esprit,
qu’il vole vers Brahman,
et s’unisse à Lui,
comme la flèche s’unit à sa cible.
                      Mundaka Upanishad

 

 

Le fondement de l’Hindouisme.

 

Une multitude de courants traverse l’Hindouisme, mais le fondement est la croyance en un Absolu, éternel, infini, immuable, impersonnel, transcendant. On l’appelle Brahman, ou Grande Âme Universelle, ou Grand Dieu Universel.
De cet Absolu ou Brahman, a surgi la Création et tout ce qu’elle contient : les dieux, les êtres, les animaux, les plantes…De la même façon que les étincelles jaillissent du feu et sont de la même essence que le feu, la Création, les dieux, les êtres, les animaux, les plantes, émanent du Brahman, et sont de la même essence que le Brahman.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les étincelles, par milliers,
jaillissent du brasier.
Toutes sont différentes,
mais chacune cependant
demeure dans son essence
pleinement unie au feu.
Ainsi, naissent tous les êtres
de l’immortel Brahman
et en temps voulu
retournent en son sein.
                  Mundaka Upanishad

 

Une étincelle de cet Absolu ou Brahman réside et brille dans le lotus du cœur de chaque être, c’est l’âme, la petite âme individuelle ou atman. La petite âme individuelle et le Brahman, la Grande Âme Universelle, sont de la même essence.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Brahman est la vie  même
qui resplendit en tous les êtres.
                   Mundaka Upanishad

 

 

L’ignorance

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Soi se tient caché
il ne se dévoile guère.
               Katha Upanishad

 

Le problème pour les êtres est qu’ils ont perdu la conscience de leur véritable nature. Parce que l’atman, la petite âme individuelle, est assujettie aux sens, le désir, la jalousie, la cupidité, l’avidité,…, tout ce qui génère la souffrance. L’être est attaché à son enveloppe charnelle et se croit distinct du Dieu, alors qu’il ne fait qu’un avec le Dieu.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tant que nous demeurons
attachés à l’action,
nous sommes esclaves de nos désirs
et nous sommes condamnés
à sans cesse renaître
durant notre existence
et après notre mort.
Mais lorsque nous trouvons le Soi,
ultime objet de tout désir,
nous dépassons les pôles
de la naissance et de la mort.
                            Mundaka Upanishad

 

Pour un Hindou, il va s’agir de tout faire pour retrouver la conscience de sa véritable nature, retrouver la conscience de son unicité avec le Dieu, le Brahman, l’Absolu. C’est ce que l’on appelle la Réalisation spirituelle.

 

  • Lumière de la Réalisation spirituelle 

C’est la re-connaissance de l’identité entre l’atman, la petite âme individuelle et le Brahman, la Grande Âme Universelle, c’est réaliser l’Infini, qu’on  le nomme Brahman, Absolu, Grande Âme Universelle, Grand Dieu Universel, ou Soi, réaliser cet Infini comme résidant en son cœur.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Celui qui le découvre,
caché dans le recoin
le plus intime de l’être,
dénoue les liens de l’ignorance
même au cours de sa vie terrestre.
                               Mundaka Upanishad

 

 

Le samsâra, la roue de la transmigration

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette ignorance dans laquelle se trouvent les êtres, les enchaîne au cycle des renaissances. L’être tourne sans fin dans la roue de la transmigration, le samsâra.

« La mort n’est qu’une illusion causée par la méconnaissance de l’immortalité de l’âme, qui ne meurt jamais quand le corps meurt. »
                                                                                                                                                    La Bhagavad-Gîtâ 

L’âme ne meurt jamais, seul le corps, l’enveloppe charnelle disparaît. Au moment de la mort, l’âme transmigre vers une autre enveloppe charnelle, et cette transmigration est conditionnée par le karma.

 

  • Le karma

C’est la somme des actions accomplies durant la vie et toutes les vies antérieures.  Selon que l’on ait un bon ou un mauvais karma, on connaîtra une renaissance dans une vie supérieure, ou une vie inférieure.  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour un Hindou, il va s’agir de tout faire pour améliorer son karma et pouvoir espérer  renaître dans une vie supérieure. Mais le but ultime est de stopper le cycle des renaissances. Stopper le cycle des renaissances, connaître la Délivrance, Moksha, et atteindre le  Nîrvâna, Mukti.

        

  •  Moksha, la Délivrance 

C’est la libération de l’âme. L’atman, la petite âme individuelle est délivrée de son assujettissement aux sens. Et, au moment de la mort, l’âme est véhiculée par le feu de la crémation vers le Brahman pour fusionner, c’est le Nîrvâna, Mukti.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Muktih, le Nîrvâna 

C’est la fusion de la petite âme individuelle, atman, dans la Grande Âme Universelle ou Brahman. C’est l’extinction du karma, du désir, de l’avidité,…, de la souffrance.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le seuil de la Réalité
est recouvert d’un voile
de lumière dorée.
Ecarte tes rayons, concentre ton éclat
afin que je perçoive ta nature magnifique,
la plus subtile qui soit,
cet esprit cosmique qui repose en ton cœur.
Car moi-même je suis Cela !
                                            Isha Upanishad

 

 

Les voies pour traverser cet océan des existences sont multiples.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Réalise le Soi en tant que Om.
Puisses-tu ainsi
arriver à bon port,
traverser les eaux noires
et atteindre au loin
la rive de lumière.
              Mundaka Upanishad 

                                                                                                                                       

  • La dévotion, les offrandes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La dévotion et l’offrande sont au cœur de la vie hindoue. Les offrandes sont déposées aux pieds des dieux et des Saints Hommes, pour marquer son dévouement, sa reconnaissance, son amour. Elles attirent la bienveillance des dieux et sont un moyen puissant d’élévation spirituelle.
Les offrandes relient l’homme au divin.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Offrandes de fleurs, de fruits, de céréales.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Offrande de l’eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Offrande de l’encens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Offrande du feu, psalmodies des mantras, chants dévotionnels ou bhajans…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Les chants dévotionnels ou bhajans, retentissent dans tous les cœurs et enchantent les dieux.

 

  • Le pèlerinage ou yâtrâ

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chaque Hindou se doit d’effectuer au moins une fois dans sa vie un pèlerinage ou yâtrâ. Toute l’année des milliers de personnes s’élancent sur les routes, en voiture, en car, en train, à pied, par tous les moyens de  transport, et se rendent sur  les nombreux sites de pèlerinage que compte le continent indien. Ce sont des voyages  longs, coûteux, et  physiquement, très éprouvants.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Gaumukh, « la bouche de la vache »,
une grotte de glace d’où sourd
le grand fleuve sacré, le Gange. 

 

 

 

Au Nord de l’Inde, en plein Himalaya, quatre grands yâtrâs marquent les sources de quatre grands fleuves sacrés :

– Gaumukh,  « la bouche de la vache », la source du Gange à 4200 mètres d’altitude.

– Kedarnâth, la source de la Mandakini, à 3500 mètres d’altitude.

– Badrinâth, la source de l’Alaknanda, à 3100 mètres d’altitude.

– Yamunotri, la source de la Yamunâ, à  3100 mètres d’altitude.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Autres pèlerinages propitiatoires parmi les plus efficaces :

– La Kumbha Mela tous les douze ans alternativement  à Haridwar, Prayâg, Ujjain, Nasik;

– Vârânasî ou bénarès, la ville la plus sacrée en Inde. 

Ces hauts lieux de pèlerinage sont les centres d’énergie de la terre où le Divin et le monde ordinaire communiquent, où les hommes côtoient les dieux.

 

  • L’écoute, la lecture et l’étude des textes sacrés

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 

 

 

  • La méditation

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Le Yoga

Yoga signifie « Union » en sanskrit, traduisant le but recherché, l’Union avec l’Absolu. Le Yoga est une méthode pour atteindre l’éveil en purifiant le corps, et permettre à l’esprit de faire l’expérience de l’Absolu dissimulé par les illusions de la vie quotidienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet état dans lequel les sens
demeurent stables et tranquilles
est appelé Yoga, l’Union.
L’attention n’y est plus distraite
car le Yoga est le terme
et le commencement de tout.
                                 Katha Upanishad

 

  •  L’ascèse , les mortifications…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fois épuisés
tous les désirs du cœur,
naît l’immortalité.
L’homme jouit
de la nature infinie
de Brahman
avant même d’avoir
abandonné son corps.
                     Katha Upanishad

 

Certaines voies sont difficiles et ne sont pas à la portée de tous. Mais les textes recommandent de choisir la voie la mieux adaptée à ses capacités physiques et intellectuelles. Il ne faut pas être présomptueux, il faut choisir la bonne voie, ni trop facile, ni trop complexe, afin de ne pas l’interrompre, ce qui serait préjudiciable.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sans cesse,
l’esprit cosmique resplendit
dans le tréfond du cœur,
sous la forme d’une lumière blanche
de la dimension d’un pouce.
Il convient de l’extraire
avec délicatesse,
posément,
de même que l’on retire
une tige de roseau
de son enveloppe.
                    Katha Upanishad

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une fois le corps et l’esprit purifiés
par la méditation et par la Vérité,
par la compassion et la simplicité,
les êtres parfaits peuvent contempler le Soi,
pur et resplendissant.
                                               Mundaka Upanishad

 

 

La multitude des dieux et déesses

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Création et tout ce qu’elle contient, les dieux, les êtres, les animaux, les plantes, l’Univers tout entier, émanent du Brahman, sont de la même essence que le Brahman, l’Absolu, éternel, immuable, impersonnel, infini, transcendant. On ne peut le voir, on ne peut l’entendre, on ne peut le comprendre par la pensée. Or, pour sa dévotion, ses prières, ses souhaits, ses offrandes, l’homme a besoin d’une image.
Ainsi, pour permettre aux hommes de développer une relation personnelle  avec le Grand Dieu, Celui-ci se personnifie en une multitude de formes, de visages, de noms, une multitude de dieux et déesses, reflet de cette autre multitude, celle des hommes. Mais, sous la multitude, c’est l’Un, l’Unique, qui se manifeste et qui adoré.

Trente-trois millions de dieux et déesses peuplent le panthéon hindou. 

 

 La Trimûrti

 

 Au sommet de la hiérarchie des dieux, trois grands Dieux majeurs constituent la Trimûrti :

 

  • Lord Brahmâ est le Créateur de l’Univers. (Ne pas confondre avec le Brahman, la Grande Âme Universelle). Il est peu représenté et a peu de temple à son effigie, peu de culte en son nom.
  • Lord Vishnu, Dieu Protecteur, est le Préservateur de l’Univers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Lord Vishnu s’incarne régulièrement sur la Terre, chaque fois que l’Humanité est en danger. La Bhagavad-Gîtâ dénombre dix descentes divines du Dieu, ou avatars:

Matsya, le poisson,
Kûrma, la tortue,
Varâha, le sanglier,
Narasimha, l’homme-lion,
Vâmana, le nain,
Parashurâma, le Brahmane guerrier,
Râma dont l’histoire est racontée dans le Râmâyana,
Krishna le Bienheureux, l’incarnation de l’amour, héros du Mahâbhârata,
Siddhartha Gautama, Buddha, l’Éveillé,
Kalkî, le guerrier, n’est pas encore manifesté. Il détruira l’ignorance et le mal de l’ère actuelle, et permettra l’émergence d’un Monde Nouveau.

Lord Vishnu est le Dieu de toutes les qualités sattviques, Vérité, Bonté, Amour, Compassion, et son culte est très répandu sur tout le continent indien. 

 

  • Lord Shiva, Dieu ambivalent et complexe, est simultanément le Créateur et le Destructeur de l’univers.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

– Créateur, Lord Shiva insuffle la vie, donne le souffle. Lord Shiva est le prâna, la « respiration » ou « force vitale », à l’intérieur de chaque être vivant.

– Destructeur, Lord Shiva met fin à toute existence, dépouille les êtres vivants, à la fin de leur périple existentiel, du corps dans lequel ils se sont incarnés, auquel ils restent attachés et continuent de s’identifier. Cette fonction de destruction de la forme est essentielle, car la destruction est la condition du renouvellement de la vie.

– Seigneur de la danse, Lord Shiva est Nataraja. Il rythme l’univers, renouvelle et maintien l’énergie créatrice. Lorsque le dieu Nataraja danse, tout danse, le coeur bat, le soleil s’embrase, les étoiles brillent, les planètes tournent sur leurs orbites ; le feu dans une main et le tambour dans l’autre, Nataraja manifeste l’énergie en tant que chaleur, lumière et son.

– Seigneur du Yoga et des ascètes, Lord Shiva transcende la nature illusoire de la réalité. Recouvert des cendres du renoncement, assis dans la position du lotus, padmâsana, il médite, à l’écart, dans les Himalayas.

– Seigneur de la procréation, Lord Shiva représente la naissance, dans la mesure où son symbole a la forme d’un phallus, le lingam, dressé sur une matrice, la yoni. De cette complétude l’Univers prend naissance. Extraordinaire richesse de poésie et de sens dans ce symbole qui offre la plus longue mémoire du monde, de la création humaine et du vivant.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

« Cet emblème du lingam apporte la jouissance des bonheurs. Son culte est le moyen d’obtenir à la fois le bonheur en ce monde et la libération spirituelle. Qu’on le regarde, qu’on le touche ou qu’on médite sur lui, il épargne toutes les futures renaissances aux êtres incarnés. »
                                                                                                                                                                     Le Shiva-purâna

 

Les déesses ou épouses des dieux

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Dévî, la Déesse, la Mère, est vénérée sous de multiples formes, les shaktis ou épouses des dieux. Elles incarnent l’énergie et le pouvoir des dieux, elles agissent dans le monde pour combattre les démons de l’ignorance ou dispenser des bienfaits.

La shakti du dieu Shiva est Pârvatî, toujours représentée à ses côtés au sommet du mont Kailâsha, la demeure du dieu.

 

 

 

Mais Pârvatî devient la grande déesse Durgâ chevauchant un tigre pour combattre le démon Mahishâshura,
ou Kalî, « la Noire », terrible déesse à la longue langue rouge qui dévore ses ennemis.

 

 

 

Laksmî, déesse de la richesse et de la plénitude, est l’épouse du Dieu Vishnu. Lakshmi incarne tous les bonheurs de la vie terrestre.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Saraswatî est l’épouse du Dieu Brahmâ.

 

Un dévot peut choisir n’importe lequel, ou même plusieurs dieux ou déesses du panthéon hindou, pour sa dévotion. Il peut proclamer que son dieu est le Seigneur de l’univers, il n’y a rien d’hérétique à cela, car c’est Brahman, ou Absolu, le Grand Dieu Unique qui est adoré sous des formes multiples.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tu es le papillon
bleu comme la nuit.
Tu es le perroquet
vert avec des yeux rouges.
Tu es le père de la foudre.
Tu es les saisons et les mers.
Tu n’es jamais né,
mais Tu es présent partout,
et c’est de Toi seul
que naît tout ce qui est.
                        Shvetashvatara Upanishad

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